Lait

Enjeux de la filière lait biologique

Certaines évolutions passées ou avancées obligent la filière lait, toute entière, à s’interroger sur son avenir :

– L’arrêt des restitutions provoque un désintérêt de certains volumes par les transformateurs.

– La restructuration des entreprises de transformation et des exploitations agricoles se traduisant par une concentration des moyens de productions pour répondre à un soi disant besoin de compétitivité.

– L’arrêt en 2015 des quotas laitiers conduisant à une contractualisation des producteurs avec leur transformateur.

 

Ces évolutions n’épargneront pas la filière lait biologique et pourraient avoir des conséquences en contradiction avec le mode de production biologique et les valeurs défendues par le réseau. Tout en ne faisant qu’amplifier des constats déjà très négatifs :

  • La non-valorisation de la production en filière lait biologique liée à un éloignement des entreprises de transformation ou à l’excédent des produits sur le marché.
  • Un niveau de rémunération très différent selon l’accès à la filière ou à l’entreprise de collecte et suivant la taille de l’exploitation.
  • Un accès à l’information et à la formation inégal et non maîtrisé par les producteurs.
  • Une inégalité de traitement face aux aides publiques.
  • La non-maîtrise de l’évolution des cahiers de charges
  • La non-maîtrise de la communication sur la mise en marché des produits et de notre mode de production.
  • La non-transparence dans les marges pratiquées chez les différents acteurs de la filière.
  • Une non-rationalisation des circuits de collecte et de distribution.

Afin de défendre une filière lait biologique en adéquation avec ses valeurs, le réseau des producteurs biologiques s’est donné pour mission d’accompagner les évolutions à venir.

Pour en savoir plus, les lettres filières du réseau bio sont téléchargeables sur le site produire bio de la FNAB.

 

Lait bio de France : S’organiser pour peser dans la filière

Depuis plusieurs années, sous l’impulsion de la commission lait de la Fnab, les éleveurs laitiers biologiques œuvrent à leur regroupement. L’objectif ? Être collectivement acteurs de la valorisation de leur lait de qualité biologique auprès de leurs partenaires.

Sous différentes formes, ils se sont organisés pour porter les spécificités et les performances plurielles (socio-économiques et environnementales) de leur mode de production.

 

Le 17 avril 2013, Lait Bio de France a vu le jour. Cette association réunit, à sa création, cinq organisations d’éleveurs laitiers bio :

  • Biolait (OP commerciale)
  • Lait Bio du Maine (OP Commerciale)
  • OP Lait Bio Seine et Loire (OP de mandat)
  • OP Lait Bio Grand-Est (OP de mandat)
  • APCLBO : Association des Producteurs-Coopérateurs de Lait Bio de l’Ouest.

D’autres organisations d’éleveurs laitiers bio pourront rejoindre l’association dès qu’elles se seront constituées ou qu’elles en émettront le vœux.

Lait Bio de France rassemble aujourd’hui près de 1.000 fermes bio et plus de 200 millions de litres de lait (soit plus de la moitié du volume national collecté en bio en 2012). Ces chiffres évoluent au gré des nouvelles adhésions qui sont encore espérées massives !

Cette association a pour objet de fédérer et d’organiser une représentation nationale des groupes d’éleveurs laitiers bio partageant un projet de cohésion et de coopération inter-groupements pour œuvrer à un ajustement de la croissance et à la gestion de la qualité biologique, à l’amélioration des performances environnementales et socio-économiques de ses membres.

Lieu d’échange et de mutualisation d’expériences, l’association participera à l’émergence de relations équilibrées entre l’ensemble des parties prenantes des filières de commercialisation et à un développement solidaire de la production laitière biologique sur les territoires, en lien avec le réseau Fnab.

Pour en savoir plus : http://laitbiodefrance.blogspot.fr/

 

Bilan de la filière lait bio en 2016

2016 est une année de forte conversion (138 dossiers de conversion pour des fermes laitières soit 47% des exploitations en conversion). Les raisons en sont multiples mais la crise en conventionnel en est un des catalyseurs.

Cependant, on a pu constater une baisse de la collecte dans le Grand Ouest (-14.8% entre octobre 2015 et 2016) liée aux conditions météorologiques qui n’ont pas été favorables à la pousse d’herbe et à une qualité de fourrage médiocre. Sur les 10 premiers mois de l’année (janvier à octobre 2016) la collecte dans le grand ouest a tout de même évolué de 0.5% (le Grand Ouest représente 42% des volumes de lait bio en France).

Quant au prix, il progresse depuis le mois de juillet 2016 (enquête de FranceAgrimer). La moyenne des prix du lait bio sur les 10 premiers mois de l’année est de 451 €/1000 L, soit 10 € de plus par rapport à la même période en 2015. La tendance des prix en fin d’année 2016 est donc à la hausse et les perspectives sont bonnes pour 2017.

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