Viande

Les enjeux de la filière viande bovine

Le marché de la filière viande biologique représente 1% en chiffre d’affaire du marché de la viande au niveau national. La viande bio progresse et prend des parts de marchés de la viande conventionnelle.

La filière longue est caractérisée par un engagement important des producteurs qui procèdent majoritairement à la première mise en marché par l’intermédiaire de structures économiques de producteurs.

La filière viande bovine bio est aujourd’hui confronté à plusieurs défis :

  • Trouver une meilleure valorisation des animaux : aujourd’hui 60 à 65 % des débouchés sont le steack hâché bio.
  • Avoir des outils d’abattage et de transformation de proximité
  • Valoriser l’ensemble des animaux issus de la filière en bio
  • Permettre une production et une finition des animaux en adéquation avec les valeurs portées par l’agriculture biologique et une juste rémunération

 

 

Ebio : partenaire du réseau des producteurs biologiques

E.BIO, l’association des éleveurs bio des Pays de la Loire, cherche à dynamiser l’activité des filières longues et affiche sa volonté d’impliquer davantage ses adhérents, notamment par une recherche constante de nouveaux débouchés. L’association E.BIO a plusieurs missions :

  • la promotion de la viande biologique (filière bovine et ovine),
  • mais également  la défense des intérêts de ses adhérents.

Elle travaille aussi sur des aspects techniques, comme la planification de la production de viande bio, le développement d’une dynamique d’engraissement, elle apporte des appuis technico-économiques aux éleveurs, et tout ceci, en relation étroite avec la SAS UNEBIO, structure commerciale dont les groupements régionaux d’éleveurs sont actionnaires.

Contact :

  • Tél. : 02.41.18.61.25
  • Mail : e-bio@wanadoo.fr

 

Conjoncture nationale en viandes bio

GROS BOVINS :

Les abattages sont en progression de 16 % sur les 3 premiers trimestres de 2016 par rapport à la même période en 2015. Les cours moyens rendu abattoir au national restent relativement stables en gros bovins par rapport à 2015 à la même période.
Les ventes progressent dans les différents circuits de distribution (ouverture de boucheries artisanales, création de nouveaux espaces en magasins spécialisés…), avec une progression particulière des rayons traditionnels notamment en grandes et moyennes surfaces. Seule la restauration hors domicile connait quelques difficultés, dans un contexte de concurrence du «local» et de stratégies budgétaires et politiques qui n’encouragent pas le développement de la viande bio en restauration collective.
Les volumes de ventes en steak haché frais de bœuf, suivis en grandes et moyennes surfaces, continuent leur progression, avec +15 % de plus aux 3 premiers trimestres 2016 par rapport à la même période en 2015.

VEAUX :

Les abattages ont fortement progressé en 2016  (+30%) par rapport à 2015, où la dynamique était déjà visible. Le ralentissement sur la bio constaté en restauration hors domicile se fait d’autant plus ressentir concernant les viandes de veau qui sont adaptées à ce marché. Les gros clients de la restauration hors domicile perdent des marchés. Les opérateurs font face à du déséquilibre et des stocks à gérer.

AGNEAUX :

Le décalage des sorties a permis une meilleure adéquation entre l’offre et la demande. Les abattages sont sensiblement équivalents à 2015 sur les 3 premiers trimestres de 2016 (entre +1 et 3%). Sur cette même période, les cours moyens rendu abattoir (moyenne UR23, 16/22 kg) sont relativement stables, à +0,5 %.

PORCS :

Le déficit d’offre est toujours d’actualité dans une conjoncture de forte demande en viande porcine bio. L’année 2016 devrait voir une progression des mises en place de coches (+5%) et des sorties de porcs charcutiers (+7%). Ce manque d’offre freine le développement de la filière : les volumes de charcuterie bio vendus en libre-service, en cumul des 3 premiers trimestres, sont en léger recul (-0,48%) en 2016 par rapport à 2015.

VOLAILLES :

De façon générale, la demande en viande de volaille bio a tendance à augmenter, ce qui laisse présager des perspectives encourageantes pour la filière. On constate ainsi des mises en place de poulets bios en filières organisées : +8% sur les 32 premières semaines de 2016 par rapport à la même période en 2015.

 

 

Pour aller plus loin  :

Retrouvez les lettres « La terre est notre métier » –  filière viande sur le site produire bio de la FNAB

vous pouvez vous y abonner au lien suivant : abonnement lettres filières FNAB

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