L’AB, plus qu’un cahier des charges

LA BIO PRÉSERVE ACTIVEMENT L’ENVIRONNEMENT !

Le respect des écosystèmes naturels, c’est la règle essentielle de l’agriculture bio, elle conduit au refus total de recourir aux produits chimiques de synthèse et d’OGM, préférant un contrat tacite « gagnant – gagnant » avec la nature.

DES SOLS VIVANTS ET FERTILES

L’agriculture bio entretien et améliore la vie dans les sols, indispensable à la production agricole (utilisation d’engrais naturel, rotation des cultures, …). Elle garantie aux générations futures de leur laisser une terre vivante, c’est-à-dire composée d’une faune qui transforme la matière organique en terre riche en sels minéraux, utile à la croissance des plantes.

LA QUALITE DE L’EAU PRESERVEE

L’eau est une ressource, à la fois vitale et fragile. Elle est exposée aux pollutions diverses liées à l’activité humaine et notamment aux modes de production agricole. En 2007, des pesticides ont été détectés dans 91% des points de suivi de la qualité de l’eau des cours d’eau.

L’agriculture bio, par ses pratiques ; non utilisation de produits chimiques de synthèse, préservation du bocage, …  préserve la qualité de l’eau partout où il y des agriculteurs bio.

Ne polluant pas l’eau, l’AB contribuerait, à grand échelle, à diminuer remarquablement le coût de traitement de l’eau potable et donc la facture d’eau des usagers.

LA BIODIVERSITE PROTEGEE

Sans en avoir toujours conscience, la biodiversité est capitale. Respecter toutes les formes d’expression de la vie, c’est participer à l’équilibre du vivant et au cycle vertueux de la nature.

La non utilisation de produits chimiques de synthèse, permet à l’agriculture bio de ne pas agresser la faune et la flore, le maintient et le développement des haies participent à l’épanouissement de la biodiversité, très utile à l’agriculture.

L’AB participe à la biodiversité agricole (semences anciennes, races animales locales).

LA BIO OFFRE UNE PRODUCTION LOCALE DE SAISON

L’autonomie d’une exploitation agricole désigne sa capacité à limiter le recours à des produits achetés sur les marchés de fournitures agro-industrielles (intrants, aliments), souvent sources d’impacts négatifs sur l’environnement (produits issus de la pétrochimie, achats de matière première produite à l’international.)

Par quête de cohérence, les producteurs bio cherchent à produire sur leur ferme (cultures de céréales bio, herbe, fourrage bio) pour répondre aux besoins alimentaires de leur élevage bio (fournissant fumier pour fertiliser les terres cultivées). Ce système garantit, pour le producteur bio,  parmi d’autres avantages, la maîtrise de la qualité des aliments fournis à ses animaux.

Ainsi, le système polyculture-élevage se présente comme plus pertinent dans la quête d’autonomie alimentaire, qui participe à diminuer le bilan carbone des exploitations bio. Néanmoins, l’autonomie alimentaire dépend de l’autonomie décisionnelle, technique et économique de la ferme, fortement recherchées par les producteurs bio.

Un véritable cercle vertueux se met en place, celui de produire localement et vendre localement, maintenant le tissu social, dynamisant l’économie locale et diminuant les transports (économie d’énergie fossile).

LA BIO OFFRE DES PRODUITS DE QUALITÉ

Par  un mode de production respectueux de l’environnement (pas d’utilisation de produits chimique de synthèse) et du bien-être animal (alimentation bio, parcours plein air, confort physiologiquement satisfaisant), l’agriculture bio propose une alimentation qui limite au maximum la présence de résidus chimique de synthèse dans l’assiette. De plus, ce mode de production spécifique permet d’obtenir des produits aux qualités nutritionnelles démontrées.

Les conclusions du programme de recherche QLIF (Quality Low Input Food, “Improving quality and safety and reduction of costs in the European organic and low input supply chains” ) mené de 2004 à 2009 sur les systèmes de production et filières bas intrants, dont l’agriculture bio, ont en effet permis d’établir une corrélation, entre les pratiques agricoles biologiques et la qualité supérieure de l’alimentation biologique. Les résultats obtenus montrent que les méthodes de production biologiques sont à l’origine :

  • de niveaux plus élevés en composants nutritionnels recherchés, comme les vitamines, les antioxydants et les acides gras polyinsaturés ;
  • de plus faibles taux en composés non souhaitables tels que les métaux lourds, les mycotoxines, les résidus de pesticides et les glycoalcaloïdes.

LA BIO ET LES OGM

Afin de s’affranchir de tout risque de pollution génétique ou de déséquilibre causé par la présence d’OGM, l’agriculture biologique a inscrit dans ses cahiers des charges l’interdiction absolue d’utiliser des Organismes Génétiquement Modifiés.

LA BIO, CRÉATRICE D’EMPLOI

Au vu des nouveaux engagements depuis le 1er septembre 2010, l’emploi en exploitations agricoles bio représentait en 2012 plus de 57 000 emplois en équivalent temps plein (UTA), soit de l’ordre de 7% de la main d’œuvre agricole française.

Les fermes bio génèrent 20 à 30% de main d’œuvre supplémentaire par rapport à l’agriculture conventionnelle. Concrètement, la non utilisation de produit chimique de synthèse et l’importance accordée aux techniques physiques et mécaniques nécessitent souvent davantage de main-d’œuvre, notamment en zone rurale, participant à la vitalité des campagnes.